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HISTOIRE :
Jean Royère (1902-1981)


Le designer et décorateur du St-Georges fut l'une des grandes figures du courant moderniste de l'Après-guerre.


Projet pour le salon vert de l’hôtel Saint Georges

à Beyrouth, Liban, 1950 ; Gouache sur papier.
Paris, musée des Arts décoratifs, cabinet des dessins.

 
   « Le travail de Jean Royère est pour moi le lien esthétique entre les lignes classiques et restreintes des meubles produits par des décorateurs français à la fin des années 30 et au début des années 40 tels que Jean-Michel Franck et André Arbus, et la plus flamboyante expression de style qui allait devenir à la mode dans les années 50.

  Tandis que le travail de Royère a souvent inclus, voire même devancé la modernité et l’optimisme de l’après-guerre, son dévouement au grand artisanat a permis de perpétuer les traditions des arts décoratifs français plutôt que la production de masse des meubles, qui a plus tard caractérisé cette époque.

   Plutôt que d’acheter pour ses clients, Royère fut l’un des derniers décorateurs qui, non seulement créait le look et l’ambiance des pièces, mais également la totalité des meubles pour remplir ces espaces. La démarche de Royère était unique. Ses pièces de métal travaillé, par exemple, possèdent le lyrisme de Gilbert Poillerat mais témoignent aussi d’un sens de la fantaisie qui leur est propre. La fascination du créateur pour les configurations organiques, surtout dans ses pièces capitonnées, en fait visiblement un précurseur des formes sinueuses de Pierre Paulin dans les années 60. Par opposition au chic raffiné de son contemporain Marc du Plantier, la malice et l’exubérance de Royère frôlent souvent le kitsch. Son excentricité et son enthousiasme enfantin sont cependant irrésistibles », nous dit Tom Ford, l’une des personnalités les plus influentes de la création contemporaine.

Si quelques jalons d’expositions au Pavillon de Marsan marquent sa carrière, celle-ci se déploiera surtout grâce à une série d’aménagements publics et privés, relayés par l’implantation de boutiques-galeries et d’associés, en France et à l’étranger - principalement en Egypte (1946), au Liban (1947), au Pérou (1955), au Brésil (1957), et enfin en Iran (1958)

« En art comme dans la vie militaire, il est parfois indispensable de désobéir et de prendre un risque. Transgresser de temps à autre les règles est parfois plus profitable que d’appliquer strictement la théorie une douzaine de fois ». J.R, 1937

« Il y a une magie dans la cheminée. Regardez celle-ci, il n’est pas question en cette saison d’y brûler une allumette et le canapé pourtant s’arrondit devant elle comme un chat qui fait le gros dos ». J.R, 1959

 


- Jean Royère : un décorateur à Paris

Exposition organisée par le Musée des Arts Décoratifs à Paris grâce à Tom Ford et la maison Gucci, octobre 1999.
- Intérieurs de Jean Royère
- The World of Royere by J. Olshin [en]
- Regarding Royer article, june 2001 [en]
- Avec N. Majdalany

 
 





P.O. Box 11-1036
Aïn Mreisseh
Beyrouth, Liban


Tel : +(961) 1 365065
Fax : +(961) 1 365352
 



 

 

 

© Société des Grands Hôtels du Levant SAL, 2001